Gratt' pap

05 février 2009

Trophée, tu m'appartiens !!!

Guère le temps de m'étendre en bafouillages mais je tente ma chance car je veux trop serrer cette bouille de mouton dans mes bras et la suspendre dans ma chambrette !!   I WANT YOU !!!!

Vous aussi ? C'est ici :

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05 décembre 2008

Nabou, tu es à moi !!!

Kallou, grande prêtresse des bestioles bariolées et autant rigolotes qu'étranges, propose de gagner un Nabou collector. Alors je ressuscite ce blog quelque peu délaissé pour pouvoir participer au concours.
Voici donc que les Nabous ont le pouvoir de réveiller les endormis ! C'est sûr, avec ce bleu turquoise flashy à point et cette taille impressionnante, qui pourrait rester de marbre ? Certainement pas moi, car je le dis haut et fort, JE VEUX ce Nabou !!! Il est à moiiiiii !!!

Mais, au fait.... qui sont les Nabous ?


Après de longues et minutieuses recherches à la bibliothèque San Feeria y Legendias, voici, en exclusivité pour vous, ce que j'ai trouvé.

Les Nabous sont une fascinante tribu d'un lointain pays tropical, dirigé actuellement par le fameux Nabouchodonosor (certains n'hésitent pas à affirmer que Kallou l'aurait rencontré lors d'un voyage qui changea sa vie...mais nul ne sait où précisement...)

On raconte que l'ancêtre des Nabous aimait regarder les rares arcs en ciel apparaissant à la saison des pluies et qu'il réussit un jour à réaliser son rêve : monter dessus pour faire du toboggan. Heureux de cette trouvaille, il invita tous les autres Nabous de la tribu à venir tobboguer avec lui et chaque Nabou ressortait de la glissade avec une couleur différente, toutes plus belles et plus pures les unes que les autres. Les Nabous tirèrent leur puissance de leur couleur unique et différente pour chacun et ils atteignirent leur apogée au Xème siècle, siècle mythique que les historiens appelle "âge de raison".
La légende dit même que si l'on réussit à rassembler tous les Nabous ensemble en formant un arc en ciel parfait, on obtiendrait LA couleur, celle qui offre un pouvoir inégalable mais tenu secret. Jamais il ne fut dévoilé.
Diverses hypothèses concernant ce pouvoir magique sont discutées par les plus grands historiens, anthropologues et même alchimistes. La plus probable serait que ce rassemblement de Nabous pourrait permettre de garder à jamais un esprit d'enfant...

Le secret de Kallou et de sa rencontre avec Nabouchodonosor serait-il qu'elle a trouvé LA couleur et qu'elle dispose désormais de ce pouvoir incroyable ?

... allez donc vous faire une idée vous même chez elle !

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30 juin 2008

Mange disque

Voici un petit bricolage consistant à transformer une vieille table en bois Ikea, abîmée et tristoune, en une table disque vinyle ! Après moultes réflexions, c'est la galette des Beatles "An apple record" (le célèbre disque bleu) qui a été choisie [l'occasion de se rendre compte que sur les deux vinyles de l'album, le 2ème est en fait Ziggy Stardust... où comment se faire avoir en brocante...!]

Bref, opération ponçage, puis sous-couche à bois blanche, puis Tiri l'artiste qui nous reproduit le centre du vinyle (à main levée et au pinceau, y compris l'écriture, siouplé !) à la peinture acrylique, tandis que je peins le tour en laque glycéro noire. Pour finir, quelques couches de vernis et voilà le résultat : une table à manger qu'on ose plus manger dessus ;) !!

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23 novembre 2007

Subtilités du temps... on est d-é-g-o-u-t-é-s

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Voici un jour comme on les exècre, les jours de poisse, de loose, de ce que vous voulez... Ok, l'objet du délit n'est qu'un jeu mais quand même (Kalou qui y a laissé de la sueur ne me contredira pas).

Résumons : fidèles des chasses au trésor organisées par la désormais renommée Ma Langue au Chat, nous nous sommes engagés depuis un mois dans un remue-méninges intense et bouillonnant pour résoudre les énigmes préliminaires du Varilux Code.

Énigme 1, trouvée facilement (par votre serviteuse).

Énigme 2, résolue plus difficilement, mais percée grâce au hasard de nos moultes recherches sur le Web (trouvé par le Tiri de votre serviteuse).

Énigme 3, là ça se corse, on a partiellement trouvé mais on piétine longtemps et finalement la solution viendra par l'aide d'un forum consacré au Varilux Code; enfin, énigme finale, tant attendue, pouvant nous ouvrir le coffre d' un trésor de bijoux luxueux... et là, c'est la soeur de votre serviteuse qui brille : Kalou trouve la réponse !!!

Alors, jusque là en effet, c'était plutôt "trop de la balle" comme on aurait dit au collège... Sauf que, sauf que... le règlement du jeu se présentait ainsi : "Les participants inscris à la grande chasse au trésor Varilux Code seront informés par email qu'ils pourront se connecter le 23 novembre à minuit pour donner leur réponse à la phrase mystère. A partir de cette date, les gagnants seront ceux qui répondront le plus rapidement à la phrase mystère"

Ok, donc nous, hier soir, jeudi 22 novembre, on s'endort tranquillement, attendant le lendemain soir, vendredi 23, minuit, pour poster notre réponse.

Et là, ce matin, tonnerre de Brest de milles millions de milles sabords !!!!! Pleins de gens du forum consulté précédemment se félicitent, se congratulent, ils ont trouvé la solution finale et vienne de la poster, à minuit ou peu après. Hier soir...  Car le 23 novembre minuit signifiait en fait, le matin du 23 novembre à 0h00, et non le soir du 23 novembre à partir de 23h59 comme on le pensait...!

Vous imaginez...: anéantissement total, espoirs envolés, on se sent dupés, idiots, c'est pas juste, ouuinnn... un trésor encore raté d'un cheveu dans des circonstances absurdes. Pfffff !

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20 novembre 2007

Voyage en adolescence : mais où sont les psys ?

A la une ce matin des journaux du Web (pas en kiosque pour cause de grève*), un rapport alarmant sur la santé psychique de nos adolescents. Bien, bien, me dis-je, tout en restant sur mes gardes. Pour cause, en lisant différents articles de très honorables journaux (Le Monde, Libération ou l'Express entre autres), je ne peux m'empêcher de me sentir des plus mitigées... Quoi ?!!! Vous me direz -connaissant mon statut d'étudiante en psycho particulièrement sensible à la problématique adolescente- mais elle n'est jamais contente celle là ! On parle enfin de la souffrance mentale des ados et elle rechigne à se reconnaître satisfaite ?

Photo : Paranoïd Park - Film de Gus Van Sant, 2007.

paranoid_park_2Bon, je vous dois des explications, et à moi-même aussi. En fait, le geste dans son fond est tout à fait salutaire, puisque l'on soulève enfin un problème de santé publique souvent tabou, en tous cas négligé, notamment du point de vue du peu de structures offertes aux ados en mal être. Par ailleurs, avec le nouveau spot de l'INPES sur la dépression - que nombreux confrères trouvent ridicule, mais là c'est un autre débat, à voir bientôt sur Grattpap- où l'on voit ce pauvre bonhomme se traîner sur fond de musique des plus flippantes, il semblerait que l'aspect psychologique soit enfin remis au centre des préoccupations sociales et politiques. Bref, me direz-vous, plutôt du bon pour moi et mes confrères.

Oui, sauf que ce problème est bizarrement traité par les médias : en effet, si l'on y trouve moultes plaintes sur le manque de structures, de lieux d'accueil et d'écoute pour les ados en difficulté, si l'on y déplore également le manque de psychiatres et d'infirmiers, point de mention de nous, psychologues. Je vous assure, lisez l'article du Monde (copié ci-dessous), vous ne trouverez nulle part le mot "psychologue" !
A croire que nous ne sommes pas concernés, que seuls les psychiatres et leurs traitements moléculaires (que je ne remets pas en question, attention) et les infirmières ou autres agents sociaux sont les seuls acteurs à être susceptibles de parer au mal-être adolescent...
Et je ne joue pas sur les mots, malheureusement, au contraire, cet "oubli" me semble être un symbole même de l'orientation que prend notre société dans le traitement des troubles psychiques : de la chimiothérapie (qui au passage permet d'accroître la richesse phénoménale des labos pharmaceutiques), des réponses toutes faites, des questionnaires à remplir, un tableau de résultats. Mais surtout pas de temps à perdre à écouter des ados perdus, à cerner leurs problématiques et les prendre en charge sur le long terme afin de ne pas rater un mal-être plus profond et plus dangereux que les seuls symptômes laissent voir.

Comme on pourrait me taxer de parler sans terrain comme preuve, je prends ici un exemple flagrant d'une amie stagiaire psychologue en service d'addictologie d'un prestigieux hôpital parisien, dont voici un résumé d'une consultation type. "Bienvenu cher patient, nous allons vous poser quelques questions"; le médecin saisit une feuille remplie d'items et de cases à cocher et c'est parti pour un interrogatoire automatique : "vous buvez combien de bières par jour ? Question suivante : vous avez déjà tenté de vous suicider ? Question suivante : avez-vous des antécédents familiaux d'alcoolisme ? Question suivante : buvez-vous seul chez vous ou hors du foyer ?"  etc...
Et là je me demande comment peut-on se contenter simplement de lister sur une fiche des réponses à des questions qui soulèvent des enjeux tout à fait fondamentaux ? Comment peut-on demander à quelqu'un s'il a tenté de se suicider et passer de suite après à une autre question, comme s'il s'agissait d'une liste de courses au supermarché ? Mais force est de reconnaître que ces fameuses grilles d'évaluations sont très à la mode aujourd'hui dans tous les domaines, même pour le psychique, même pour l'immatériel...

Bref, ce dont pour quoi je suis actuellement formée ne répond absolument pas à cette manière de travailler, mais évidemment je sais aussi que ce n'est absolument pas dans l'air du temps et que la lutte sera rude... On préfère aujourd'hui faire des recherches pour savoir s'il n'y aurait pas un gène du suicide et ainsi tout le monde se déculpabilise;du coup, à quoi bon passer des années sur un divan si en fait, tout est neurobiologique ? A quoi bon donner un budget à des facs de psycho (de surcroît d'orientation psychanalytique) si, en fait, tout se soigne par la chimie et des traitements cognitivo-comportementalistes courts de réadaptation sociale ?

Ben oui, on a des résultats chiffrés, une efficacité prouvée, un rendement digne d'une entreprise privée. Et tant pis si deux mois après le traitement d'un phobie, le dit-patient est confronté à une mélancolie grave ou se suicide, puisque la phobie a été soignée, non ?

La Maison de Solenn-
maison des adolescents à Paris

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Malgré mon indignation, je ne voudrais néanmoins surtout pas rentrer dans le jeu stérile des castes, psychanalytiques ou autres, c'est à dire que je refuse de rejeter en bloc une orientation de façon automatique et purement idéologique et, en l'occurrence, je ne méprise nullement le travail des psychiatres, par exemple, au contraire.
A mes yeux, certains d'entre eux sont nos nouveaux éclaireurs, grâce à leur ouverture d'esprit et surtout leur soucis honnête d'aider ceux qui les consultent, par des moyens non conventionnels mais humanistes, au delà de positions sectaires immobilistes.

Parmi eux, je pense à Marcel Rufo. Oui, celui-là même que l'on critique parfois comme ne faisant que du médiatique et point de clinique... (!)
Et bien, pour vous détromper, lisez donc son dernier livre, La vie en désordre : Voyage en adolescence.Cet essai est un témoignage simple, tout à fait abordable par tout le monde, qui rend compte avec honnêteté et modestie du parcours de ce grand psychiatre : depuis ses premières confrontations à la maladie en tant qu'interne à la création de la fameuse Maison de Solenn, Marcel Rufo nous raconte ses échecs, ses erreurs, ses intuitions formidables et surtout ses initiatives originales.

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Ce que j'aime que M. Rufo est cette foi en la vie, en l'homme et sa capacité de toujours aller de l'avant, de créer des nouvelles manières d'accompagner et d'aider les adolescents en souffrance. Spécialiste des troubles du comportement alimentaire en particulier, il a su inventer des voies audacieuses pour soutenir les adolescentes dans la reprise de contact avec leur corps : par exemple, des ateliers de moulages sont proposés, où les ados réalisent avec des bandes de plâtre des moulages de leur propre corps, permettant une prise de conscience de celui-ci. Il a également monté des ateliers de cuisine, avec le projet d'inviter de grands chefs afin de renouer avec un rapport sain au repas, dans sa dimension créative et conviviale. Autre initiative pour le moins surprenante quand on sait que les mannequins sont accusées dans leur maigreur d'inciter les adolescentes à l'anorexie, Marcel Rufo a créé un partenariat avec la Fédération Française de Prêt-à-porter féminin, afin de créer une vêtothèque, où les adolescentes peuvent se réapproprier leur corps dans sa féminité, en participant à des séances d'essayage.

La force de cet ouvrage est donc sa clarté, sa franchise et son aspect concret, fournissant de nombreuses vignettes cliniques poignantes, vivantes, qui témoignent de cette période de la vie si compliquée qu'est l'adolescence. Et c'est un auteur profondément humaniste, impliqué dans son métier avec conviction et passion que nous découvrons et qui nous aide à poser un regard différent sur ces jeunes perdus entre enfance et monde adulte, incertains et fragiles. Retenons que si ces troubles sont parfois spectaculaires, ils seront pour la plupart transitoires et ne laisseront aucune séquelle sur l'adulte que deviendra cet adolescent troublé. Il importe néanmoins de justement accompagner au mieux ces ados qui sont sur un fil, prêts à basculer d'une façon bien plus définitive et dramatique. Et les psychologues ont un grand rôle à jouer de ce coté là.

* A ce sujet, je voulais juste reproduire ici un tag vu sur les murs de Jussieu que je trouve finalement très poétique : "Temps de grève, temps de rêves"...

***********************

Article du Monde, daté du 19/11/07 :

Le "grand chantier" des "ados" en souffrance   

LE MONDE | 19.11.07 | 15h44  •  Mis à jour le 19.11.07 | 15h44

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AFP/DERRICK CEYRAC : L'espace santé jeune de l'Hôtel-Dieu, à Paris, a ouvert ses portes en 2000.

Parce que les adolescents constituent une "population vulnérable", la défenseure des enfants, Dominique Versini, a choisi de placer cet âge difficile au centre de son rapport annuel, qui sera rendu public lors de la Journée internationale des droits de l'enfant, mardi 20 novembre. "En France, les adolescents en détresse sont très nombreux, note-t-elle. Mais c'est souvent à l'occasion d'une crise (une scarification ou une tentative de suicide) que ces jeunes sont pris en charge. Il vaudrait mieux les repérer avant qu'ils passent à l'acte."

En France, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-25 ans : tous les ans, environ 40 000 adolescents attentent à leurs jours. En dix ans, le nombre de jeunes victimes de polyaddictions (alcool, tabac, cannabis) a doublé et un adolescent sur dix prend aujourd'hui des médicaments contre le stress, l'anxiété ou l'insomnie. Le "binge drinking", qui consiste à boire jusqu'à l'ivresse totale, s'est beaucoup développé : 28 % des 15-19 ans déclarent avoir été soûls plus de quatre fois dans l'année.

Depuis le début des années 2000, les plans de santé publique, dont les adolescents étaient jadis les grands oubliés, ont pris en compte ces difficultés : grâce à ces politiques, le nombre de suicides d'adolescents est passé de près de 1 000 en 1993 à 600 en 2004. Le lancement, en 2004, des maisons des adolescents - la France en compte aujourd'hui 18 - ont abouti à la création de lieux d'accueil et les partenariats éducation nationale-santé ont permis le recrutement de 300 infirmières scolaires sur cinq ans et le développement de comités d'éducation à la santé dans les collèges et les lycées.

Pour Dominique Versini, ces efforts sont cependant insuffisants. "Il existe des lieux d'accueil mais les jeunes, souvent, l'ignorent, dit-elle. Le seul numéro national et gratuit, le Fil santé jeunes (0800-235-236), est payant à partir d'un portable, alors que les jeunes peuvent difficilement appeler de chez eux. Dans la psychiatrie publique, 800 postes de psychiatres et 15 000 postes d'infirmiers ne sont pas pourvus et les consultations médico-psychologiques sont submergées : les listes d'attente varient de trois mois à un an."

La défenseure des enfants, qui sera reçue mardi par Nicolas Sarkozy, demande l'ouverture d'un "grand chantier" sur les adolescents en souffrance. Dans son rapport, Dominique Versini, qui formule 25 recommandations, demande notamment le renforcement du dispositif médical, psychiatrique, social et éducatif, l'amélioration de l'information en direction des jeunes et de leurs familles, la multiplication des maisons des adolescents et le développement de l'accompagnement des parents.

Anne Chemin

Article paru dans l'édition du 20.11.07.

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03 novembre 2007

Rien ne va plus !

85120432_photoBon, assez d'enfantillages et autres apologies de la glandouille sur ce trés sérieux blog entretenu par votre non moins sérieuse serviteuse (toujours pas vérifié...). Passons donc un peu à la Coulture, (non, Kaloo, pas la couture, la Kuuultur ! ) et dissertons autour de mon dernier livre lu, "Le Joueur"... oui, oui, bien celui du sieur nommé Dostoievski, qui vous terrorisa dans vos jeunes années de collégien !

Gloupps..., ça rigole moins déjà là, hein ? Bon, rassurons nous de suite, le livre est un petit ouvrage de 122 pages (et demie, trés précisement), et est disponible pour nos camarades fauchés étudiants pour la modique somme de 2 € chez Librio ! Aucune excuse, à vos livres !

Bon, cette lecture n'est certes pas de ma part une lubie gratuite et russophile, mais un support que j'ai choisi pour mener à bien mon mémoire. Mon mémoire, non pas cette petite chose capricieuse logée dans votre caboche (et souvent défectueuse sur certains plans chez nos amis les zommes... hum, hum, mesdames, mesdemoiselles, vous devinez bien, vous, quels plans, n'est-ce pas...!), mais THE mémoire, la terrrrrreur innommmable des étudiants, ce petit opuscule à rendre en fin d'année quand vous atteignez le niveau Master (comme dans les jeux vidéos, oui), à soutenir de surcroit devant quelques professeurs aux dents acérées... ahhhhhhh ! Maman, j'ai peur !!

Voilà, je divague, je divague, bref, trèfle de plaisanteries (comme disait Pépin... hum, Rocknrol, spéciale dédicace pour toi!), et revenons au sérieux, je travaille donc cette année pour mon mémoire de psycho sur les relations entres addictions et mélancolie. Bien, c'est du lourd, vous voyez... Le hic, c'est que je n'ai pas de "clinique", ce qui désigne dans notre jargon, des sujets à étudier, des patients à observer. C'est assez c**, exact. Mais, ne me laissant pas décourager, je décide de prendre ma clinique parmi nos chers spécimens auteurs littéraires et autres artistes en tout genre, qui présentent souvent avec talent et perspicacité de grands tableaux cliniques comme les psy aimeraient en rencontrer.


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Mon premier patient sera donc ce petit livre, Le Joueur, écrit par Fiodor Dostoïevski en 1866. Comme son titre l'indique, il va être question de la passion du jeu, décrit dans toute la frénésie insensée qu'elle peut susciter jusqu'à entraîner ses victimes dans le plus grand désastre.

C'est aussi et d'abord une plongée dans un monde bourgeois pour le moins vénal qui se retrouve à Roulettenbourg, en Allemagne. Le héros, Alexis Ivanovitch travaille pour le compte du Général, vieillard amoureux fou d'une Mademoiselle Blanche intéréssée par un éventuel mariage à condition qu'il hérite de sa richissime mère mourante, que tout le monde apelle la Babouschka... Alexis est le précepteur des enfants de la belle-fille du Général, Paulina. Et Paulina est tout le drame de la vie d'Alexis, éperdument épris de cette femme qui se moque de son dévouement, le manipule, le traite avec mépris ou arrogance, jouant des sentiments du jeune homme pour elle. Le jeu, la roulette en l'occurence, est pour Alexis, pauvre et méprisé pour cette raison ( entre autre par Paulina) une manière d'acquérir une dignité, de devenir un "homme" dit-il, et peut être ainsi intérésser enfin Paulina. Sauf que le jeu va gagner, Alexis qui y joue sa vie va perdre, perdre l'amour de Paulina qu'il aurait pu avoir finalement. Voilà donc l'histoire générale du Joueur, raccourcie ici de façon éhontée et passant moult détails faisant le charme du livre (pleins de stratégèmes, coups bas sordides autour d'un héritage, de dettes du Général envers un petit Français caricatural, d'amours intéréssés etc.)

Concernant le jeu, son aspect pathologique, on trouve une description trés sensitive des émotions qui peuvent traverser un joueur et le talent de Dostoïevski est de permettre au lecteur (pas forcément joueur, comme moi) de rentrer au plus profond de l'esprit du joueur, de ressentir avec lui la fureur d'un toujours plus morbide, cette mécanique qui fait que l'on veut toujours retenter une dernière fois sa mise pour au moins regagner ce qui a été perdu, retenter le diable, retenter la chance, y croire toujours encore un peu, jusqu'à ne plus voir le temps qui passe, l'argent qui file, la raison qui cède la place à la folie. Et se dire, comme Alexis qui conclut l'ouvrage, "demain, demain, tout finira..."

La folie du jeu, on la retrouve chez Alexis donc, mais aussi de façon plus "folle" chez la babouschka, la grand-mère richissime excentrique, qui, bien loin de la mourrante que le Général souhaiterait qu'elle soit, vient rendre visite en grande pompe à ce petit monde à Roulettenbourg et demande à Alexis, le seul qu'elle ne considère pas comme un imbécile, de lui apprendre à jouer. Et on la voit au fil des lignes se perdre dans la folie de l'excès, brûler toute sa fortune (et donc l'héritage potentiel du Général, à son grand désespoir, ruinant de fait toute possibilité de mariage avec sa chère Mademoiselle Blanche, si vous avez bien tout suivi !), se laisser emporter dans une passion monomaniaque, où désormais seule la roulette importe, où tout l'argent possible passera, jusqu'à la ruine.

dostoievski_fedorDans ce livre bien russe, toute la folie humaine (et pas seulement celle du jeu) est incarnée avec tout son tumulte, sa tragédie, et on sent les pages s'imprégner d'un chaos déraisonné, comme une chute vertigineuse, une décadence qui emporte tout, une force où les limites, la raison, la sagesse sont repoussées au plus loin. L'impression pour le lecteur est étrange et excitante, on se laisse prendre dans ce tourbillon. C'est que Dostoïeski (ci-contre) a mis beaucoup de lui-même dans ce roman, on pourrait presque (et pour certains assurément) y lire une autobiographie, l'auteur étant lui-même un joueur enfièvré qui s'endetta, vécu dans l'instabilité et l'errance, amoureux d'Appolinaria Souslova, étrange double de la Pauline du Joueur, qui refusa de se marier avec lui.

En fermant ce livre, on ne peut que se demander pourquoi joue-t-on ? Que cherche-t-on ? Ce livre nous démontre qu'il ne s'agit pas certainement pas de simplement de s'enrichir (la Babouschka était déjà trés riche), mais quoi donc alors ? Point de réponse claire ici, sans doute est-elle à chercher dans l'histoire singulière de chacun. Me concernant, dans le cadre de mon travail de mémoire (d'orientation psychanalytique), je chercherais du coté d'un vide archaïque, d'une fêlure ancienne, d'un désir sans nom. Mais bon, là ça devient trop théorique et ésotérique, je vous en reparlerais plus tard !

Vous voulez le lire vous aussi ? Le voici !

Le joueur

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31 octobre 2007

Petit barbouillage d'anniversaire !

Héhéhé, comme les blogs sont les nouveaux lieux du narcissisme commun et humain, je succombe à la tare partagée de mes semblables et vous montre le petit tableau que j'ai peint pour fêter les Octantes ans de ma Manée !
Au passage, encore merci pour le succulent déjeuner chez Joël (que mon balou Tiri a lapsusé en Reblochon en s'adressant sérieusement à Mamounette, Tiri finissant en un fou rire difficilement contenable, un peu trop grisé par l'exquis vin, dit-il pour se justifier ! Un grand moment...)

Bref, revenons à nos moutons (ou mieux, à ceux de ma grand'soeur Kaloo ! ) et voilà donc ma pâle copie (et simplifiée pour cause de grand amateurisme de ma part, rendant impossibles à réaliser convenablement certains détails de l'original, comme le manteau pendu derrière la femme centrale) d'un sublime tableau d'Edward Hopper, intitulé "Chop Suey" (1929).

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Je vous invite à jeter un oeil à l'original du grand peintre (je n'ose pas le mettre à coté du mien, la comparaison gâcherait tout plaisir narcissique ! ;) ), et également à sa deuxième oeuvre que j'admire totalement, qu'est le "New York Movie" (1939), ci-dessous.

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Pour le reste de ses oeuvres, j'avoue que je ne suis pas particulièrement, mais j'apprécie beaucoup l'ambiance propre à Hopper, entre surréalisme et hyper-réalisme, avec sa dose de mélancolie nostalgique douceureuse. Et des couleurs maniées avec génie.

Petite pause. Je viens de jeter un oeil sur Wikipédia à propos de Hopper, et je ne me suis donc pas trompée sur l'ambiance imprimée par ce peintre et graveur américain (1882-1967): "Une grande partie de l’œuvre de Hopper exprime la nostalgie d’une Amérique passée, ainsi que le conflit entre nature et monde moderne. Ses personnages sont le plus souvent esseulés et mélancoliques."

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25 octobre 2007

Kaamelott, la série !

Kaamelott c'est juste mon gros gros coup de coeur en matière de télé française. Diffusé sur M6 depuis début janvier 2005, en petites séquences d'une petite dizaine de minutes, Kaamelott est l'adaptation loufoque et drôlissime de la grande quête du Graal par les chevaliers de la table ronde, autour du Roi Arthur.

Si comme moi, cela vous évoque a priori une thématique assez rébarbative vous rapellant les pénibles lectures au collège des "Yvain le chevalier" au lion et autres freques épiques moyennageuses écrites en vieux français... (moi ça m'évoque plus précisement les cours de français de Mme J.!), vous allez simplement changer d'avis du tout au tout.
En effet, je vous certifie que la série vaut le coup d'oeil, et qu'après vous ne pourrez vous empêcher de visionner l'ensemble de la saga tournée jusqu'à présent (et pas encore terminée; elle comptera 7 tomes au total), soit aujourd'hui 4 tomes (de 3 DVD).... hilarants et terriblement bien joués par des comédiens tout à fait exceptionnels qui se sont appropriés leur rôle en en faisant des personnages attachants et bien identifiés.

L'autre originalité de la série est qu'il s'agit d'une oeuvre familiale (avantage permis par une famille de comédiens), d'où ressort une indéniable complicité à l'écran, pour notre plus grand plaisir : le Roi Arthur (et co-auteur de la série) est le talentueux Alexandre Astier, qui s'est entouré de son père Lionel Astier (qui joue son beau-père Léodagan, roi de Carmélide), de son frère Simon Astier (qui joue son beau-frère, le fameux Yvain chavalier au lion), de sa mère Joelle Sevilla (qui joue Seli, l'épouse de Leodagan) et de sa belle-mère Josée Drevon (qui joue sa mère, Ygerne de Tintagel).

Parmi la bande d'incapables mais de braves chevaliers qui secondent Arthur dans sa quête du Graal, le duo Caradoc et Perceval est sans doute le plus hilarant, mais le tavernier n'est pas en reste. Pour vous donner une petite idée, voici un épisode où se retrouvent les trois compères.

Voilà, dès que j'ai plus de temps disponible je continue de vous parler de Kaamelott et de vous diffuser quelques uns des épisodes que je préfère !

En attendant, si l'envie vous prend, vous pouvez vous procurer les coffrets dvd ici :

Kaamelott : Livre 1 - Coffret 3 DVD

Kaamelott : Livre 2 - Coffret 3 DVD

Kaamelott : Livre 3 - L'Intégrale - Coffret 3 DVD

Kaamelott : Livre 3 - L'Intégrale - Coffret 3 DVD

Kaamelott : Livre 4 - L'Intégrale - Coffret 3 DVD

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17 octobre 2007

Un jour sur Terre ... avec Winnie et co

Petite pause dans mon marathon quotidien métro-cours-stage-boulot-mémoire-courses-menage-lessive pour vous parler d'un film que nous avons pu voir dimanche dernier au cinéma. Autre petite pause donc...!
Un film, en fait pas vraiment puisqu'il s'agit d'un documentaire. Mais attention, THE documentaire, un comme sait si bien les faire les équipes de la BBC et devant lequel même des ados râleurs restent éhabis.

terre2"Un jour sur Terre" avec son nounours polaire qui patauge dans la mer arctique, partout sur les murs du métro: je ne voulais pas le rater, c'était enfin voir Winnie à la neige ! Je n'ai pas été déçue (enfin si, à la fin, vous comprendrez quand vous l'aurez vu...) par ce reportage dont l'atout indéniable est évidemment la qualité des images totalement époustouflantes. Ce n'est pas compliqué, vous y voyez la Terre sous des angles jamais vus avec des images magnifiques, vous suivez le périple des animaux dans leur migration saisonnière jour et nuit comme si vous faisiez parti du troupeau.
Certaines séquences restent particulièrement en mémoire, comme l'attaque nocturne d'un éléphant par une meute de lions (qui peuvent voir parfaitement la nuit, contrairement à l'éléphant), un saut incroyable du monstrueux et gigantesque grand requin blanc,  le petit éléphant exténué et déshydraté qui suit sa mère péniblement jusqu'au delta de l'Okavango, les singes n'appréciant visiblement pas l'eau, les danses féériques des paradisiers ...
Cependant, malgré la rudesse certaine du monde animal, où règne sans cesse la lutte sans pitié pour la survie, point de sang dans ce film, c'est toujours le spectacle qui prime pour faire briller les yeux des enfants et ceux des grands enfants que nous sommes restés.  Et mon âme sensible dit merci aux réalisateurs pour ce choix !

Le documentaire nous entraine dans la découverte de notre planète, faune et flore, depuis le pôle nord (avec notre bon Winnie polaire, sa femme et ses petits) en passant par la taïga, les denses forêts de connifères, les régions tropicales, la sècheresse de l'Afrique, pour arriver au pôle sud en suivant le long trajet migratoire d'une maman baleine et son petit fiston.
Outre les images, le documentaire offre un commentaire simple mais instructif sur notre environnement, tout en n'oubliant pas de rappeller le terrible constat de la fragilité de ce monde, qui déjà souffre et commence à montrer les effets d'une pollution bien humaine. Comme par la fin tragique programmée des ours polaires, confrontés à la fonte prématurée de la banquise, les empêchant de chasser le phoque et qui finissent par mourir de faim. Et cette fin est terrible quand elle se déroule sous nos yeux impuissants.

La plus grande richesse de ce film finalement est qu'il donne envie de s'investir dans la protection et la préservation de notre si belle "planète miracle " et de ses habitants humains et animaux, si semblables.

 

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10 octobre 2007

A vot' bon coeur !

radiohead

Une petite brève où vous signaler une initiative que j'apprécie beaucoup, par des musiciens que j'apprécie tout autant.
Si vous ne le savez pas encore, Radiohead propose de télécharger son tout nouvel album sur le Net - rien d'exceptionnel jusque là - mais ceci en toute légalité et au prix que vous souhaitez !
L'album In Rainbows ne sortira dans les bacs que début décembre, mais est disponible dès aujourd'hui en téléchargement sur le site.

Concrètement, il suffit de s'inscrire ici, en fournissant vos coordonnées classiques, puis indiquez le prix que vous souhaitez mettre (vous pouvez tout à fait mettre zéro) puis vous payez (ou pas) et vous pouvez enfin télécharger l'album. Comme le site est anglais et en devises anglaises, vous avez même un lien direct pour calculer le taux de change entre euros et livres.

Personnellement, je viens de télécharger l'album (pour 5,50 €, ce qui est pour moi un prix correct d'étudiante galérienne mais néanmoins fan) et l'écoute en ce moment même. Je vous en donnerai donc des nouvelles bientôt, même si je risque de ne pas être objective vu que j'adore ce groupe aux mélodies mélancoliques et profondes...

Pour finir, sachez enfin que les titres téléchargés peuvent être copiés, échangés, partagés avec vos amis en toute légalité.

Posté par Melancholya à 16:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]